| Recette de la MEDFOUNA

La Medfouna est un pain qu'a l'origine on enterrait sous la cendre après l’avoir posé sur un tas de pierres avec le feu en dessus ; Une sorte de « pizza », un plat traditionnel de Rissani (Tafilalet)
Ingrédients :
400 g de farine - 1/2 cuillère a café de sel - 2 cuillères a soupe de levure - Un peu d'eau tiède
Pour la farce : 1kg de viande - 2 oignons - 1 bouquet de persil - 100 g d'amande - 3 œuf - Sel, poivre, cumin, piment doux et fort, gingembre
Préparation pâte : Mélanger l'eau tiède, la farine, la levure, et le sel - Bien travailler la pâte jusqu'à obtenir une pâte moelleuse - Couper la pâte en deux morceaux, les travailler en forme de rond puis saupoudrer de farine - Laisser reposer 30 minutes
Farce : Couper la viande en petits morceaux - Jeter les œufs dans une casserole d’eau bouillante et maintenir l’ébullition 10 minutes - Couper les œufs en petit morceaux
Mettre les amandes pendant 2 minutes dans une casserole d'eau bouillante –Ensuite leur en enlever la peau et les hacher grossièrement - Dans un bol mettre la viande en morceaux, puis les oignons hachés, le persil hachés ,les œufs, les amandes, sel, poivre, cumin, gingembre, piment doux et forte – Bien mélanger le tout
Finition : Mettre la farce au-dessous du premier cercle de la patte ,puis couvrir avec le deuxième cercle ,procéder ensuite à la fermeture du pain en pinçant les bordures et en les pliants pour former un pain rond
Mettre la Medfouna dans le four pour la cuisson (150° - pendant ¾ heure) - Servir chaude, avec du thé à la menthe
 LE PEUPLE BERBERE
« Berbère » est un nom donné par les Romains et qui signifie“ Barbares”. L’histoire du peuple Berbère en Afrique du Nord est vaste et diverse. Leurs premièrs ancêtres se sont établis à l’est de l’Egypte. Il y a beaucoup de témoignages de textes grecs, romains et phéniciens qui font mention de cet ancien peuple.
En réalité, Berbère est un nom générique donné à plusieurs groupes ethniques hétérogènes qui partagent des pratiques culturelles, politiques et économiques semblables.
L’Arabisation du peuple Berbère arriva en trois phases. La première phase était le contact initial avec les envahissants arabes au septième siècle. La deuxième phase commença avec l’arrivée des Bédouins à l’onzième siècle. La troisième phase d’Arabisation qui eut lieu entre le XVème et le XVIIème siècle, fut accélérée par l’arrivée des réfugiés d’Andalousie.
Contrairement à l’image romanesque populaire qui les dépeint comme des nomades qui traversent le désert à dos de chameau, leur véritable labeur fondamental est la pratique de l’agriculture sédentaire dans les montagnes et la vallée.
Ce qui est certain c’est son influence ancienne sur le commerce de toute la région. Ils ont ouvert les anciennes routes entre l’Afrique occidentale et l’Afrique subsaharienne. Des commerçants berbères étaient responsables de l’arrivée dans les villes du Nord de l’Afrique de produits provenant du plus loin du Sahara. À partir de là, ces produits là étaient distribués mondialement.
De nos jours, en plus des sources traditionnelles de subsistance, il y a un élément nouveau qui fait partie du financement des familles berbères : ce sont les revenus en provenance de l’énorme émigration existante en Europe, principalement en France.
Tout au long des millénaires, la langue Berbère « Tamazight » a été intégrée à une trentaine de langues et à une centaine de dialectes, sans tenir compte des dialectes ou des langues, qui comme la langue Guanche des îles Canaries, ont disparu il y a longtemps.
Bien que la langue berbère soit essentiellement de tradition orale, les Berbères possèdent depuis au moins 2500 ans leur propre système d’écriture nommé libique-berbère (Tifinagh en berbère). De nos jours, cet alphabet est utilisé par les Touaregs; c’est un l’alphabet latin avec quelques modifications ou, le plus souvent l’alphabet arabe.
La société berbère est partagée traditionnellement entre des agriculteurs et commerçants. La culture des terres était considéré comme le travail des classes modestes tandis que les classes élevées étaient des commerçants. Normalement les groupes sédentaires payaient leurs tributs à un chef local appartenant à la classe des commerçants qui, en échange, les défendait. Cependant, avec le temps, ces groupes d’agriculteurs acquéraient une certaine accumulation de richesse alors que l’importance économique des routes commerciales décroissait. D’autre part, ces groupes se sont vus favorisés par les autorités coloniales et post coloniales au détriment du pouvoir traditionnel que les commerçants avaient eu.
Quant à leur architecture, elle est aussi variée que celle des pays qu’ils habitent. Une des plus criardes constructions est celle des Berbères qui vivent sur les collines du Jebel Nefusa. Ce sont des maisons souterraines taillées verticalement ou horizontalement dans le calcaire. Quelques-unes paraissent de simples grottes taillées dans les flancs de la colline. D’autres sont creusées profondément dans la terre avec un réseau complexe de chambres autour d’une fosse centrale qui sert de fontaine.
Quant à leurs croyances, depuis leur conversion à l’islam au septième siècle ( avant ils étaient majoritairement chrétiens ) ils sont des observateurs fidèles à cette religion, mais ne pratiquent pas le jeûne du Ramadan (ceux qui voyagent en sont exempts). Comme la majorité des adeptes de l’islam dans le Nord de l’Afrique plusieurs Berbères croient à la présence continuelle de plusieurs esprits (djinns) La divination est réalisée au moyen du Coran. La grande majorité des hommes se sert des amulettes protectrices qui contiennent des versets du Coran.
Au Maroc, les Drawa Berbères habitent dans la région de la vallée de la rivière Dra ; les Dades habitent dans le Rif marocain dans la région Nord- orientale du pays, au nord de Fez ; Le mot Kabyles qui veut dire tribus, se référait à tous les Berbères. A présent, néanmoins, il se réfère aux Berbères qui habitent dans les montagnes Al – Quabail ; Les Sousis sur le haut Atlas occidental.
Sources http://www.kasbahitran.com
 LE TIFINAGH
Le tifinagh, ou libyco-berbère, est un alphabet utilisé par les Berbères, essentiellement les Touaregs. C'était autrefois un abjad, un alphabet consonantique.
Cet alphabet a subi des modifications et des variations inévitables depuis son origine jusqu'à nos jours. Du libyque jusqu'aux néo-tifinaghs en passant par le tifinagh saharien et les tifinagh Touareg.
Le Tifinagh serait un mot composé de Tifi qui signifie « trouvaille » ou « découverte » et de l'adjectif possessif nnagh qui signifie « notre ». Cette interprétation de « simpliste et très probablement éronnée, [qui] ne tient pas compte des variations régionales et de l'évolution de la langue amazighe ; le berbère d'il y'a plus de 2500 ans n'est certainement plus le même que le chleuh ou le kabyle parlés actuellement.
Répartition géographique:
Les langues berbères dispersées sur une aire géographique très vaste, sont soumises à une pression de l'arabe maghrébin et à moindre mesure du français. Des villes et des régions majoritairement berbérophones au début du XXe siècle, ne le sont plus du tout aujourd'hui (Batna, Oum El Bouaghi), l'arabe maghrébin ayant remplacé le berbère.
Maroc :
Le Maroc contient la plus importante population berbère, et certaines études avancent que près de 60 % de la population possèdent une patrilinéarité proche et récente liée à ce patrimoine. Il est aussi le premier pays berbérophone avec une estimation des pratiquants actuels (Salem Chaker, notamment) de 40 %.
• Le chleuh (tachelhit) est parlé par les Chleuhs dans le Haut Atlas, dans l'Anti-Atlas au sud, et dans la plaine du Souss. C'est le dialecte berbère le plus parlé — entre 8 et 10 millions de locuteurs.
• Le tamazight du Maroc central, appelé aussi tamazight tout court ou braber — est parlé dans le Haut et le Moyen Atlas, de Khénifra à Taza, ainsi par ailleurs qu'au centre du royaume.
• Le rifain (tarifit), parlé par les habitants de la région du Rif au nord du Maroc — Nador, Al-Hoceima, Tanger, Tetouan, Taza, Oujda, Berkane, Melilla...
• Le ghomara, parlé les Ghomaras situés dans le Rif occidental jusqu'à la côte atlantique — Asila et Ksar Elkebir.
Algérie : L'Algérie compte environ 25% à 35% de berbérophones — selon le professeur Salem Chaker, de l'INALCO.
Mali et Niger : Le touareg, plus précisément les variantes tamasheq et tamajaq, Les Touaregs représentent environ 10 % de chacune des populations malienne et nigérienne.
Tunisie : En Tunisie, pays arabophone à 99 %, le chelha est parlé dans les villages semi-berbérophones du sud-Chenini, Douiret, Matmata, Tamezrett, etc. — ainsi que dans quelques villages de l'île de Djerba (surtout Guellala/Iqellalen, Ajim, Sedouikech/Azdyuch, Ouirsighen/At Ursighen).
Libye : Le nefoussa est parlé en Libye, à Aoudjila , Sokna et Zouara — 20 % de la population. Le tamahaq est également parlé dans la région de Ghat par environ 17,000 personnes (Johnstone 1993).
Mauritanie : Le zenaga est parlé à Medredra. Le tamasheq est également utilisé. Mais la plupart des non-arabophones de Mauritanie parlent les langues nigéro-congolaises.
Îles Canaries : Dans les îles Canaries, se parlait jadis le guanche, aujourd'hui disparu. Une partie de la population actuelle de ces îles espagnoles se revendique berbère mais ne parle aucun dialecte de cette langue . Cette revendication berbère est notamment portée par le Congrès national canarien (CNC), parti indépendantiste canarien, branche politique du mouvement de libération des Canaries, le MPAIAC.
Égypte : Les Siwis parlent le seul dialecte berbère égyptien, le siwi, présent dans les environs de l'Oasis de Siwa. Cette oasis du nord-ouest de l'Égypte représente le plus oriental des groupes berbères.
Écriture :
Le berbère est noté, depuis le milieu du premier millénaire avant l'ère chrétienne, au moyen de l'alphabet tifinagh ou libyco-berbère. Il comporte des voyelles et des consonnes, dont il existe plusieurs variantes.
Depuis le début du XXe siècle, le berbère a surtout été écrit au moyen de l'alphabet latin ou de l'alphabet arabe, bien que les Touaregs continuent de l'utiliser couramment.
Cependant, des propositions de tifinagh standard ont vu le jour à partir de la fin du XXe siècle. L'Académie berbère, travailla sur une version, révisée ensuite par le professeur Salem Chaker de l'INALCO. L'IRCAM officialisa une version de l'alphabet tifinagh en 2003.
La principale difficulté de la mise en place d'un alphabet standard réside dans la localisation progressive des langues berbères, qui a engendré une différenciation de certains phonèmes et lettres.
Source http://www.figuig.org
LE TAFILALET
 L'association TIMLALINE développe ses actions d'entraide dans la Région Meknès - TAFILALET (60 000 km² - 2 millions d'habitants), plus précisément la Province d'AR-RACHIDIA (ex. Ksar Es Souk - 62 000 habitants) au sud est marocain.
Porte principale du Sahara, le Tafilalet, pendant de nombreux siècles, a servi de lieu d'échange entre le nord et l'extrême sud, et, c'est par cette région que s'effectuait le transit de l'or, des épices et des esclaves vers le Soudan et la Grande Guinée (côte du Golf de Guinée).
Le Tafilalet, plus particulièrement la ville de RISSANI (ex. Sijilmassa), est le berceau de la dynastie Alaouite, d'où est originaire la famille royale.
Rissani, ancien carrefour trans-saharien, est situé entre ARFOUD et MERZOUGA;
La palmeraie du Tafilalet est la plus grande palmeraie du Maroc (circuit touristique de Rissani à ne pas manquer) productrice de palmiers dattiers (Fête des dattes en octobre).
Arfoud est la dernière ville de moyenne importance (10 000 habitants) avant le "grand sud"; c'est le centre administratif et touristique du sud Tafilalet.
Il y est développé un commerce important de fossiles avec la mine de MERZANE située à 14 kilomètres au sud est.
Merzouga et l'ERG CHEBBI peuvent être rejoints soit par la piste, soit par le ruban de bitume, tout comme TAOUZ.
L'Erg Chebbi mesure environ 27 kilomètres de long, 7 de large et comporte les plus grandes dunes du Maroc, pouvant atteindre 150 mètres de hauteur. (en cas de rhumatismes "les bains" de sable chaud sont fortement recommandés).
A l'ouest de Merzouga, on peut également découvrir un surprenant lac accueillant des flamants roses: le DAYET SRJI.
Une région authentique, aux mille et uns contrastes, à découvrir absolument pour sa diversité et l'accueil de ses habitants.
Pour les véhicules tout-terrain, l'accès à l'Erg Chebbi est normalement règlementé, quoiqu'il en soit, évitez de tourner en rond à proximité des auberges et campements - Attention aux trekkings et autres méharées, laissez leur la priorité. Respectez le désert, il vous le rendra - Pensez à récupérer vos déchets.
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